
Que faire à Rome : quartiers, trattorias et aperitivo
Rome ne se visite pas en une fois. On y revient, et à chaque séjour la ville montre autre chose : une église ouverte par hasard, une trattoria où personne ne parle anglais, une fontaine qu'on n'avait jamais remarquée. Entre deux ruines, on mange très bien et on boit l'aperitivo sur des places qui existent depuis la Renaissance. C'est ce mélange qui a donné la collection Beauséjour Rome. Alors que faire à Rome sans passer ses journées dans les files d'attente ? Voilà nos adresses, quartier par quartier, sans enrobage.
Horaires et ouvertures changent selon la saison : vérifiez avant d'y aller.
Les quartiers à arpenter
Trastevere — la rive d'en face
De l'autre côté du Tibre, des ruelles pavées, du lierre sur les façades ocre, du linge entre les fenêtres. On entre dans Santa Maria in Trastevere pour les mosaïques dorées de l'abside, puis on se perd vers la Piazza di San Cosimato, où se tient un marché le matin. Le quartier est très fréquenté le soir. Venez aussi en matinée, il est à ses habitants.
Monti — le village derrière le Colisée
À cinq minutes des Forums, et pourtant une autre ambiance. Via del Boschetto et Via Urbana alignent friperies, petites boutiques et ateliers. Au centre, la Piazza della Madonna dei Monti et sa fontaine, où tout le quartier s'assoit en fin de journée avec une bière ou un café. C'est le bon point de chute pour dormir près des monuments sans vivre au milieu des cars.
Testaccio — le Rome qui mange
Un ancien quartier ouvrier et d'abattoirs, au sud de l'Aventin. On y vient pour les trattorias, le marché couvert et ses stands de street food, et pour le Monte Testaccio, une colline faite d'amphores romaines cassées. Tout près, le cimetière non catholique, calme et plein de chats, abrite les tombes de Keats et de Shelley à l'ombre de la pyramide de Cestius.
L'Aventin — la serrure et les orangers
Une colline résidentielle au-dessus de Testaccio. Le Giardino degli Aranci offre une terrasse sur les toits et les coupoles, gratuite, au milieu des orangers. Cent mètres plus loin, Piazza dei Cavalieri di Malta, on colle l'œil à la serrure d'une porte verte : la coupole de Saint-Pierre apparaît, parfaitement cadrée. Il y a souvent une petite file. Elle avance vite.
Le ghetto et Campo de' Fiori — le centre à pied
Le marché du Campo de' Fiori le matin, puis le ghetto juif à deux rues, avec le Portique d'Octavie et ses artichauts frits à la juive servis dans les trattorias du coin. C'est le centre historique le plus vivant, et on le traverse à pied du Panthéon au Tibre en vingt minutes.
Pour se perdre dans les ruelles de Monti : le T-Shirt Lost in Roma, fait pour les journées où l'on range le plan et où l'on tourne à gauche juste parce que la rue est jolie.
Que faire à Rome : les grands classiques, bien organisés
Colisée et Forum romain — réservez, vraiment
Le billet est nominatif et se réserve sur le site officiel du Parc archéologique du Colisée. Un même billet ouvre le Colisée, le Forum et le Palatin. Commencez par le Palatin, plus ombragé, et gardez le Colisée pour la fin. Chapeau et gourde en été, il n'y a presque pas d'ombre.
Le Panthéon — l'entrée est payante
Depuis 2023, on paie pour entrer. Réservez un créneau en ligne le week-end. À l'intérieur, on lève la tête vers l'oculus, ouvert sur le ciel depuis deux mille ans. Les jours de pluie, on voit l'eau tomber au centre de la rotonde.
Fontaine de Trevi — tôt, ou pas du tout
Depuis février 2026, l'accès au bord du bassin est payant et encadré, selon les règles publiées par la mairie de Rome. Le vrai conseil ne change pas : passez à la première heure. À 10 h, la place est pleine.
Galleria Borghese — le Bernin de près
Dans la villa du même nom, au milieu du grand parc. L'Apollon et Daphné du Bernin, la peau de marbre qui devient écorce. La réservation est obligatoire et les créneaux partent vite : prenez-les dès que les dates du voyage sont fixées. Après la visite, on marche dans les jardins jusqu'au Pincio pour la vue sur la Piazza del Popolo.
Le Vatican — une matinée entière
Musées du Vatican, chapelle Sixtine, puis la basilique Saint-Pierre. Réservez les musées en ligne, arrivez à l'ouverture et prévoyez de marcher beaucoup. Pour déjeuner après, Pizzarium est à dix minutes à pied.
Où manger à Rome : trattorias et pizza
Da Enzo al 29 — la trattoria de Trastevere
Via dei Vascellari, côté calme de Trastevere. Petite salle, quelques tables dehors, et les classiques romains : carbonara, amatriciana, artichauts selon la saison. Il y a presque toujours une file. Arrivez avant l'ouverture et armez-vous de patience.
Felice a Testaccio — la cacio e pepe mélangée à table
Via Mastro Giorgio. Une institution du quartier depuis des décennies. Le serveur termine la cacio e pepe devant vous, pecorino et poivre noir, en tournant les tonnarelli dans l'assiette. Réservez, surtout le week-end.
Flavio al Velavevodetto — dîner dans une colline d'amphores
Adossé au Monte Testaccio : par une paroi vitrée, on voit les tessons d'amphores antiques empilés. Cuisine romaine sans détour, et une terrasse agréable dès les beaux jours. Parfait pour enchaîner après une balade dans le quartier.
Roscioli Salumeria con Cucina — l'épicerie où l'on dîne
Via dei Giubbonari, entre Campo de' Fiori et le ghetto. Des jambons, des fromages, une cave énorme, et une carbonara dont on parle beaucoup à Rome. Réservez plusieurs jours à l'avance. Le matin, l'Antico Forno Roscioli, tout proche, vend de la pizza bianca encore chaude.
Armando al Pantheon — la famille depuis 1961
À quelques mètres du Panthéon, une salle en bois où la même famille sert la cuisine romaine depuis plus de soixante ans. Tripes, abats, pâtes du jour. Les tables se réservent longtemps à l'avance : ne comptez pas sur un passage spontané.
Pizzarium, Trapizzino, Da Remo — la pizza sous toutes ses formes
Pizzarium, près du Vatican : pizza al taglio au poids, pâte épaisse et croustillante, on mange debout. Trapizzino, né à Testaccio et aujourd'hui aussi à Trastevere : un triangle de pizza bianca farci de poulet à la cacciatora ou de boulettes. Da Remo, à Testaccio, ouvert le soir seulement : pizza romaine très fine, service rapide, ambiance de cantine.
Pour la tournée des trattorias : le T-Shirt Pasta la vista Rome, un clin d'œil au scooter qui frôle les terrasses de Testaccio, en coton bio qui supporte la sauce cacio e pepe mieux qu'une chemise blanche.
L'aperitivo et boire un verre à Rome
Freni e Frizioni — l'ancien garage de Trastevere
Un ancien atelier de mécanique à deux pas du Tibre, avec sa petite place où tout le monde boit debout. Cocktails italiens soignés, classé parmi les meilleurs bars d'Europe. C'est l'aperitivo qu'on cite en premier, et le soir, ça déborde sur les marches.
Bar San Calisto — le bar de quartier
Sur la place du même nom, à Trastevere. Chaises en plastique, néons, prix d'avant, et un mélange d'étudiants, d'anciens et d'artistes. On y boit une bière ou un café en regardant passer la ville. Rien d'élaboré, c'est tout l'intérêt.
Drink Kong — les cocktails de Monti
Piazza di San Martino ai Monti. Une salle sombre, néons et esthétique de jeu vidéo des années 80, et des cocktails pointus qui valent au bar une place dans les classements mondiaux. Pour le verre après dîner, pas pour l'aperitivo tranquille.
Enoteca L'Antidoto — le vin nature à Trastevere
Un petit bar à vins de Trastevere, tourné vers les vins nature et les producteurs italiens, avec des assiettes simples pour accompagner. Demandez conseil : l'équipe aime faire goûter.
Le Gianicolo — le coucher de soleil gratuit
On monte depuis Trastevere par la Via Garibaldi jusqu'à la terrasse du Gianicolo. Tout Rome s'étale en contrebas, coupoles et clochers. Emportez de quoi boire, asseyez-vous sur le parapet et attendez que la lumière tombe.
Pour l'aperitivo à Trastevere : le T-Shirt Vino in Roma, imprimé au dos, pour ceux qui passent la soirée debout sur la place avec un verre de vin des Castelli à la main.
Excursions et plan jour de pluie
Ostia Antica — Pompéi sans la foule
Le port de la Rome antique, à une demi-heure de train depuis la gare de Porta San Paolo, près de la pyramide. Des rues entières, un théâtre, des mosaïques au sol, et beaucoup moins de monde qu'au Forum. Prévoyez une demi-journée et des chaussures fermées.
La Via Appia Antica — à vélo, le dimanche
La voie romaine pavée file vers le sud entre pins parasols, tombeaux et catacombes. On loue un vélo à l'entrée du parc et on roule à son rythme. Le dimanche, une partie de la route est réservée aux piétons et aux cyclistes.
Jour de pluie — les musées du Capitole
Que faire à Rome quand il pleut ? Filer au Capitole, sur la place dessinée par Michel-Ange. La Louve, la statue équestre de Marc Aurèle, et depuis les galeries souterraines, une vue plongeante sur le Forum. Enchaînez avec le Panthéon, où la pluie tombe par l'oculus, et un déjeuner chez Roscioli.
Une journée type à Rome
- 7 h 30 : fontaine de Trevi presque vide, puis cornetto et cappuccino au comptoir.
- 9 h : Palatin, Forum et Colisée avec un billet réservé.
- 13 h : déjeuner à Monti, puis Via del Boschetto.
- 16 h : Aventin, Giardino degli Aranci et la serrure des Chevaliers de Malte.
- 18 h 30 : aperitivo chez Freni e Frizioni, puis le Gianicolo pour la vue.
- 21 h : dîner à Testaccio, chez Felice ou Da Remo.
Questions pratiques
Quelle est la meilleure période pour visiter Rome ?
Pour visiter Rome, avril-mai et octobre. Il fait bon, on dîne dehors, et les journées de marche restent supportables. Juillet et août sont chauds et bondés. L'hiver est doux, plus calme, parfait pour les musées.
Combien de jours pour un week-end à Rome ?
Trois jours au minimum, quatre pour souffler et savoir vraiment que faire à Rome hors des monuments. Une journée pour la Rome antique, une pour le Vatican et la Borghese, une pour les quartiers et les tables. En deux jours, choisissez : les monuments ou la ville.
Comment se déplacer à Rome ?
À pied avant tout : le centre historique se traverse en une demi-heure. Le métro dessert peu le centre, les bus et les trams complètent, notamment le tram 8 vers Trastevere. Les billets et le paiement sans contact fonctionnent dans tout le réseau.
Ramener Rome avec vous
Les photos du Colisée, tout le monde a les mêmes. Un t-shirt, on le remet un mardi de novembre et la Piazza di San Calisto revient d'un coup. C'est l'idée derrière wear your memories. La collection Beauséjour Rome décline la ville en t-shirts et tote bags, et la collection Dolce Vita prolonge le voyage partout en Italie.
Pour aller plus loin, notre guide ultime de la dolce vita raconte l'art de vivre à l'italienne, et si le voyage continue vers le sud, voici que faire à Positano.


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